Les champignons comme revenu supplémentaire pour les cultivateurs de café
Les champignons comme revenu supplémentaire pour les cultivateurs de café
MNB est l’un des gagnants de la première édition du concours SusTech4Africa

Les trois lauréats du concours « Sustainable Technology for Africa » sont connus. MNB a convaincu le jury et remporte le premier prix. La start-up cherche à réduire les importations de champignons au Rwanda en incitant les cultivateurs de café locaux à les produire avec de la pulpe de café. « Ce faisant, les cultivateurs bénéficieront d’un revenu toute l’année et le cycle du café sera fermé », affirme-t-on avec détermination du côté de MNB.

 
 « Les producteurs de café rwandais ne disposent d’un revenu que quelques mois par an : lorsque les grains de café sont mûrs. Nous devons mettre fin à cette situation », affirme Zilipa Nyirabyago de MNB. La start-up entend inciter les cultivateurs locaux à cultiver des champignons. « L’engrais utilisé proviendra des déchets de la caféiculture. Ce faisant, la population locale aura un revenu stable et le cycle du café sera fermé. »
 
Cela fait deux ans que la start-up gère un projet pilote au Rwanda, qui vise à enseigner la technique adéquate à la population locale. « C’est notre principal défi. Cultiver des champignons avec de la pulpe de café comme engrais, c’est du jamais vu ! Et pourtant, je suis fermement convaincue que MNB y parviendra, surtout en ayant remporté le premier prix du concours Sustainable Technology for Africa. Au cours de la première année, nous ciblons une production de soixante tonnes de champignons, que nous voulons revoir à la hausse par la suite. Il va de soi que nous sommes très ambitieux », sourit Zilipa.
 

Un impact social durable

 
C’est notamment cette ambition qui a convaincu le jury d’attribuer le premier prix à MNB. « Ce projet répond à tous les critères. Le concept est non seulement innovant, mais il a également un impact social durable », explique Walter Eevers, directeur Research & Development au VITO. « MNB donne un bel exemple de l’économie circulaire. De plus, les difficultés d’accès sont pratiquement inexistantes : toute la population rwandaise peut y participer. » MNB bénéficie d’un prêt social et d’un accompagnement intensif. « Je n’arrive toujours pas à y croire », conclut Zilipa. « Cela fait déjà deux ans que je travaille tous les jours pour ma start-up. Je ressens une joie indescriptible à l’idée que mon rêve se réalise. »

Glo.be, le site web du SPF Affaires Exterieurs a publié une réportage remarquable concernant MNB et Zilipa