Le club OVO d'Ouganda existe depuis un an

"Le club est là pour apprendre les uns des autres."

Le club-OVO dans la capitale ougandaise, Kampala, existe ce mois-ci depuis exactement un an. "Ce pourrait être le meilleur club d'entrepreneurs d'Ouganda", déclare le président Douglas Karugaba, PDG d'Innovex. 

En Ouganda, un nouveau Sustech4Africa a eu lieu fin 2020, une procédure de sélection pour les starters et les cultivateurs prometteurs organisée par Entrepreneurs for Entrepreneurs (OVO). Pour Björn Macauter, directeur général d'OVO, ce fut l'occasion de découvrir des nouveaux projets, mais aussi de retrouver les participants des éditions précédentes. Depuis l'année dernière, ils sont réunis au sein du club OVO d'Ouganda. "Tous les participants de Sustech4Africa deviennent automatiquement membres. Avec la nouvelle génération, il y aura 36 membres", déclare Macauter.  

Le président du club est Douglas Karugaba, un ancien du premier SusTech4Africa. Il a trouvé des fonds auprès d'OVO pour sa société Innovex, qui développe des compteurs d'électricité et des logiciels de surveillance des systèmes d'énergie solaire. "Avant la crise corona, nous nous réunissions tous les deuxième mardis du mois ou rendions visite à l'un des membres pour voir, par exemple, quels systèmes ou processus étaient utilisés. Maintenant, nous nous rencontrons online, ce qui permet, par exemple, d'inviter plus facilement un spécialiste de vente et marketing", affirme-t-il. 
 

Apprendre les uns des autres 

Selon M. Karugaba, l'objectif principal du club est que les entrepreneurs apprennent les uns des autres. "Un mois, quelqu'un parle de ce qui l’a aidé à recruter, un grand défi ici en Ouganda. L'autre mois, nous parlons de la recherche de financement. Une autre fois un externe, comme Youssef d'OVO vient parler de comptabilité ou de modélisation des perspectives". 

"Les entrepreneurs sont souvent confrontés aux mêmes problèmes et aux mêmes défis. Celui qui trouve une solution peut la partager avec les autres par l'intermédiaire du club", dit Macauter. "Au début, un projet est encadré par les volontaires belges d'OVO, mais avec le temps, ils devront s'entraider. De cette façon, les entrepreneurs peuvent s'aider mutuellement à s’élever à un niveau supérieur".  

Le club offre également aux entrepreneurs l'espace nécessaire pour indiquer ce qui ne va pas bien. "Ils n'osent pas toujours nous signaler immédiatement les problèmes. C'est pourquoi, parfois, ceux-ci ne font surface que lorsqu'il est trop tard", dit Macauter. "L'échange d'expériences et de solutions est donc l'aspect le plus important du club". 
 

Opportunités 

Le club offre également des opportunités à ses membres. "Lors d'une réunion, nous pouvons échanger des idées. Et avec les nouveaux participants, il y aura aussi beaucoup de nouvelles possibilités de coopération", déclare M. Karugaba. Les entrepreneurs, par exemple, peuvent devenir clients entre eux. 

"Nous avons remarqué qu'il y avait un manque de brassage spontané ", reprend Macauter. "Nous encourageons donc vivement les membres du club à rechercher des collaborations". En termes de ventes, par exemple, il pense qu'il y a beaucoup à gagner pour les entrepreneurs. "Nous constatons que souvent ils ne prennent pas assez d'initiatives. La vente est un véritable défi pour la plupart d'entre eux".  

Macauter espère que le club mènera à davantage de collaborations spontanées. C'est également dans l'intérêt d'OVO-même. "Nous avons appris que nous devons nous concentrer sur l'intégralité de la chaîne de valeur. Vous pouvez, par exemple, aider les agriculteurs à économiser, comme le fait Akaboxi, mais cela reste un problème s'ils n’arrivent pas à mettre leurs produits sur le marché. Nous pouvons donc accroître notre impact en mettant en place des collaborations entre différents projets pour jouer sur toute la chaîne". 
 

Professionnalisation 

Après seulement un an d’existence le club est déjà prêt à faire un pas important vers une plus grande professionnalisation. Macauter : "En consultation avec les entrepreneurs, nous allons engager une personne chargée de coordonner le club, de structurer ses activités et de préparer le contenu des réunions, notamment en recherchant les bonnes pratiques et en planifiant les visites d'entreprises. 

"Grâce à la coopération avec OVO et avec ses bénévoles en Belgique, le club s'appuie, en fait, sur deux organisations qui partagent le même objectif. Cela rend ce club unique par rapport aux autres clubs d'affaires en Ouganda", conclut Karugaba. "Je crois vraiment que, potentiellement, ce club  pourrait être le meilleur club d'affaires d’Ouganda." 

Texte: Jasper Vekeman