SusTech4Africa : exemple de ce qui rend OVO différent

La combinaison de financement et d'accompagnement pour les entrepreneurs débutants. C'est ce qui distingue OVO des autres organisations qui veulent stimuler le développement économique en Afrique. Cette vision s'exprime au mieux dans le cadre du concours SusTech4Africa.


Avec SusTech4Africa - abréviation de "Sustainable Technology for Africa" - OVO soutient des start-ups durables qui sont actives dans un pays africain spécifique ou en Belgique. "Parmi toutes les candidatures, nous choisissons les meilleurs candidats", déclare Björn Macauter, directeur général d'OVO. Ils reçoivent une invitation pour un camp d'entraînement de plusieurs jours avec une formation intensive et un encadrement par des experts belges et africains. Cela donne aux participants la perspective d'un soutien à long terme".
 
 
"Le boostcamp n'est qu'un point de départ. Pendant ces quelques jours, nous apprenons à mieux connaître les entrepreneurs et leurs compétences et nous vérifions s'ils sont ouverts à une coopération. Ce qui fait la particularité de SusTech4Africa est la combinaison du transfert de connaissances et de l'accès au financement. Si nous approuvons un prêt, nous restons à bord pendant 3 à 5 ans".

"Les conseils d'OVO nous ont aidés à devenir rentables."
Douglas Karugaba, PDG d'Innovex

 

Technologie durable en Afrique

 
Avec SusTech4Africa - abréviation de "Sustainable Technology for Africa" - OVO promeut la technologie durable. "Nous regardons au-delà de l'agriculture, car nous pensons que d'autres secteurs tels que les TIC et l'approvisionnement en électricité peuvent stimuler la croissance économique et l'emploi.
 

"Si nous approuvons le financement, nous resterons à bord pendant 3 à 5 ans."
Björn Macauter, directeur général d'OVO

 
SusTech4Africa a d'abord atteint l'Afrique grâce à des projets d'entrepreneurs de la diaspora en Europe. En 2018, OVO a organisé un premier camp de sélection et d'entraînement en Ouganda, un an plus tard un second au Rwanda, et en 2020 le Sénégal aura son premier tour. "De cette façon, nous avons quatre moments d'entrée par an. L'ambition est de travailler avec 50 projets par an".
 

Financement et accompagnement

 
Les participants au concours SusTech4Africa auront la perspective d'un financement. Plus précisément, ils peuvent demander un prêt de 5 000 à 50 000 euros à un taux d'intérêt relativement bas. Avec SusTech4Africa, OVO cible un groupe spécifique de projets qui n'entrent pas dans le champ d'application, parce qu'ils sont trop importants pour la microfinance et trop petits pour les investissements à impact.
 

"Nous préférons un réseau de partenaires qui croient en l'esprit d'entreprise et en la coopération".
Björn Macauter, directeur général d'OVO

 
Le coaching est au moins aussi important pour les participants. Douglas Karugaba, PDG d'Innovex, une spin-off de l'université de Kampala, capitale de l'Ouganda, qui collecte et traite les données des systèmes d'énergie solaire, explique : "Nous avons reçu des conseils sur la façon d'organiser nos ventes et d'exploiter nos revenus. Cela nous a permis de devenir rentables. Parmi les autres projets avec lesquels OVO coopère figurent Akaboxi, Trautbuck Energy et CropTech.
 

Partenaires entrepreneuriaux

 
Pour SusTech4Africa, OVO s'appuie sur des partenaires belges tels que l'Institut flamand pour la recherche technologique (VITO), la Thomas More Hogeschool et l'African Diaspora Projects Initiative. Dans les pays africains où se déroulent les boostcamps, OVO met également en place un réseau de partenaires.
 
"Nous ne voulons pas nécessairement être présents partout nous-mêmes. Nous préférons un réseau de partenaires qui croient à l'esprit d'entreprise et à la coopération. Ils peuvent nous fournir des projets potentiels et nous aider à faire une sélection".

OVO vise un réseau de partenaires permanents, qui connaissent et comprennent le fonctionnement de SusTech4Africa. "Nous voulons que 80 à 90 % des entreprises que nous soutenons soient prêtes à investir", conclut Björn Macauter. "Pour y parvenir, la qualité de l'afflux est cruciale. L'objectif est de faire passer notre portefeuille d'investissements de 200 000 à 1 000 000 d'euros".
 
Texte : Jasper Vekeman
 
 
Les participants de la campagne SusTech4Africa en Ouganda en 2019.