Vers une approche digitale différente: comment la crise corona affecte notre fonctionnement

1 participant sur 2 de l'édition rwandaise de SusTech4Africa a entre-temps contracté un prêt social. (photo : OVO)
 
Dans les six derniers mois nous n’avons pas pu organiser de boostcamp avec 50 entrepreneurs. On n’a pas pu se rendre en Afrique pour soutenir des start-ups locales. Mais cela ne signifie pas qu'OVO est resté inactif. Voici nos réalisations les plus importantes au cours de ces derniers mois.

Une approche flexible pour SusTech4Africa

Un appel à projets et une sélection de projets suivi d'un boostcamp sur place et un live pitch. En temps normal, c'est l'approche de notre concours SusTech4Africa. Mais en raison de la crise corona, nous avons dû adapter cette méthode en profondeur.

"Fin février, nous avions déjà sélectionné 12 projets sur les 36 inscrits pour la première édition au Sénégal", déclare Bruno Van der Wielen, volontaire chez OVO. "Mais très vite il était clair que le boostcamp ne pouvait pas avoir lieu sur place. Nous avons décidé d’attendre et de voir d’où venait le vent, mais au mois de mai, il est devenu clair que la pandémie corona ne disparaîtrait pas rapidement.

D'abord le coaching, puis le boostcamp

"C'est pourquoi nous avons choisi pour une approche inverse. Nous avons donc attribué un coach à chaque projet avant le boostcamp. Au cours des derniers mois, les participants ont tenu des réunions online hebdomadaires avec leur coach afin d'affiner leur plan d'affaires et financier".

"Entre-temps, en collaboration avec la Thomas More Hogeschool, l'ICHEC Brussels Management School et le VITO, nous avons enregistré plusieurs webinaires pour les entrepreneurs africains. En janvier 2021, nous espérons nous rendre sur place avec les entraîneurs et les investisseurs potentiels pour le boostcamp et le pitch final".

Nouvelles perceptions

La crise corona a apporté à OVO deux perceptions importantes : un point de contact local est indispensable et l'approche inverse est potentiellement plus intéressante.

"Aujourd'hui, la communication entre les coachs et les entrepreneurs se déroule de façon efficace. Certains participants sont même en avance sur le calendrier. Ceci est principalement dû à la relation étroite avec Daha, notre contact permanent au Sénégal. Elle aide OVO et les participants à résoudre leurs questions et problèmes. Sans ce point de contact, l'ensemble du processus serait beaucoup plus difficile".

"Au cours des derniers mois, chaque projet a également bénéficié d'un accompagnement intensif d'un coach. Il ou elle examine tous les aspects de la création de l'entreprise d'un point de vue critique, ce qui a permis aux participants d'apporter des ajustements considérables à leur concept. Dans le passé, ce processus n'avait lieu qu'après le boostcamp, de sorte qu'il fallait souvent beaucoup de temps à OVO avant d’accorder un prêt social. Nous examinons donc si nous pouvons utiliser l'approche inverse pour les prochaines éditions de SusTech4Africa".

D’autres initiatives

Outre SusTech4Africa Sénégal, OVO a également réalisé ce qui suit durant la crise corona :
  • Au cours des derniers mois, nous avons continué à déployer l'équipe Louvain-La-Neuve. En Belgique francophone, OVO compte désormais 20 bénévoles et 12 screeners. Nous avons également établi des contacts avec des organisations partenaires, telles qu'Ingénieurs sans Frontières et Ex-Change-Expertise, qui travaillent déjà avec nous sur des projets sénégalais.
  • Nous poursuivons le coaching avec plusieurs start-ups des précédentes éditions de SusTech4Africa, comme l'Ouganda et le Rwanda. Entre-temps, un projet rwandais sur deux a contracté un prêt social.
  • Pour tester la durabilité des projets, notre volontaire Marc De Spiegelaere a travaillé sur une approche de sélection basée sur les objectifs de développement durable des Nations unies. De cette façon, nous pouvons déterminer efficacement l'impact de chaque start-up
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