"Les entreprises comme les ONG gagnent aux interactions croisées".

Plusieurs entreprises belges financent divers projets par l'intermédiaire d'OVO. Pourquoi ce soutien est-il si important ?

"Avant tout, bien sûr, il y a l'argent lui-même. Les contributions financières des organisations permettent aux ONG de déployer leurs projets, d’atteindre leur public cible et de les faire avancer de la bonne manière.”

"Mais ce qui est peut-être encore plus important que le financement, c'est la référence approuvée. Une multinationale avec des bureaux dans 23 pays qui soutient OVO a une valeur en or. Cela permet aux autres organisations de nous remarquer. Nous sommes repris plus rapidement, ce qui signifie que nous apparaissons également dans le réseau de nouveaux partenaires. En bref : le soutien des organisations provoque un effet boule de neige. Et ça marche dans les deux sens.”

Qu'est-ce que vous entendez par là ? 

"Les organisations qui soutiennent les ONG en récoltent les fruits. Pour commencer, vous vous engagez pour plus que du profit : vous obtenez un rendement social et vous attirez l'attention du public sur certains problèmes. En soi, c'est un coup de pouce."

"En outre, la responsabilité sociale des entreprises (RSE) joue un rôle de plus en plus important dans l'image de marque des employeurs. Les gens veulent travailler pour une entreprise qui a aussi une dimension sociale. La RSE est un atout important tant pour le recrutement que pour la fidélisation."

"Enfin, il y a aussi d'autres parties prenantes, comme les actionnaires et les consommateurs. Celles-ci prennent de plus en plus en compte l'aspect de durabilité globale. Une étude néerlandaise, par exemple, montre que 79 % des consommateurs modifient leur comportement d'achat en fonction de la responsabilité sociale, de l'inclusivité et de l'impact environnemental."

Interactions croisées entre les entreprises et les ONG

Pourquoi OVO préconise-t-elle des partenariats plutôt qu’un soutien purement financier ?

"Les organisations et les ONG peuvent apprendre beaucoup les unes des autres. Traditionnellement, les entreprises visent principalement le rendement économique, tandis que les ONG se concentrent sur le discours social. Cela a changé au fil des ans. Le monde des affaires a adopté les ODD, mais il peine à appliquer ce cadre théorique dans la pratique. Les organisations d'aide ont une grande expérience en la matière et peuvent aider les entreprises dans ce domaine."

"D’autre part, les ONG réalisent peu à peu que le don de ressources sur une base permanente n'est pas une stratégie durable. Tôt ou tard, leur groupe cible doit faire le pas vers l'autosuffisance économique. Quelque chose que les entreprises peuvent soutenir. L'interaction entre les deux parties peut être extrêmement enrichissante. La mise en commun de visions et d'expériences différentes permet des interactions croisées précieuses et alimente la créativité et l'innovation. Avec OVO, nous voulons assumer le rôle de facilitateur : nous réunissons les parties et mettons en place une trajectoire d’apprentissage commune.”

S'appuyer sur ses propres valeurs

Que faut-il pour qu'un partenariat réussisse ? 

"Il doit y avoir un lien avec les valeurs propres de l'entreprise. Un partenariat n'offre un rendement clair que si vous vous appuyez sur la vision de l'entreprise. En soutenant des projets qui correspondent à votre entreprise, vous augmentez votre crédibilité et votre engagement. Grâce à un lien clair avec les activités et la vision de l'entreprise, la responsabilité sociale des entreprises devient un choix stratégique qui vous permet de faire la différence.”

Cet article a été publié sur csr.sioen.com