Le coaching reste important, même après le financement

Grâce à un accompagnement intensif, Walo Agri, une entreprise agricole sénégalaise, se trouve qualifiée pour obtenir un financement. En outre, après l'octroi (éventuel) de ce prêt, OVO continuera à accompagner l'entrepreneur.

Walo Agri est une société fondée en 2014 par l'entrepreneur Baba Diallo, qui dispose d'un site de 50 hectares où il cultive du riz. Mais Baba désire davantage. Ayant constaté que la demande de légumes dans son pays est en forte hausse, il a décidé de développer son activité. C'est pourquoi il loue désormais un champ de 130 hectares pour une période de 10 ans afin d'y cultiver des patates douces, des tomates, des oignons et d'autres cultures.

C'est là qu'entre en scène OVO, par l'intermédiaire de Veron Nsunda, le " lead screener "
 

Veron Nsunda: "Nous en sommes à la troisième session de SusTech4Africa au Sénégal. Walo Agri est l'une des 10 entreprises prometteuses que nous avons sélectionnées en 2021. Plus précisément, Baba Diallo a contacté OVO parce qu'il cherche un crédit pour acheter un système d'irrigation Pivot, une énorme machine qui lui permettra d'augmenter considérablement la production de légumes."

Tout commence par le « boostcamp ».

L'objectif principal d'OVO est de donner un coup de pouce à des entrepreneurs africains prometteurs, grâce au crédit. Ce financement ne leur est pas accordé du jour au lendemain. Il est précédé d'une procédure de sélection approfondie et d'un soutien intensif. En langage OVO : le « boostcamp », une sorte de mini-MBA.

Veron Nsunda : "Lors du boostcamp, les entrepreneurs présentent leur projet et les coachs les aident à élaborer un plan financier et commercial. Nous fournissons également les outils qui permettent aux entrepreneurs de gérer encore mieux leur entreprise. Après environ six mois, tous les "documents" sont prêts : le modèle d'entreprise, le plan d'affaires et le plan financier. Sur la base de ces documents, le « lead screener » rédige ensuite son rapport expliquant pourquoi un projet peut être financé ou non. Dans le cas de Walo Agri, je ne peux qu'être positif. L'entreprise est viable et les garanties sont suffisantes."
 

Coaching après le financement

Le financement d'OVO se compose de deux parties : au moins la moitié provient de « business angels ». Le reste - avec un minimum de 25 % - des ressources propres d'OVO. La durée du financement est de 3 à 5 ans, les montants vont de 5.000 à 50.000 euros, l'intérêt est de 7%.

L'intention est, bien sûr, de rembourser le prêt. C'est pourquoi les coachs OVO (généralement trois) continuent d'aider activement l'entreprise après l'octroi du prêt et pendant toute la durée de celui-ci. Au début, il y a un contact presque quotidien. Après un certain temps, ce contact sera hebdomadaire, mensuel et à la fin trimestriel. L'entrepreneur Baba Diallo est favorable à un tel soutien : "Le coaching reste très important, car il permet à l'entreprise de mieux définir son modèle économique et d'améliorer la gestion, tant sur le plan organisationnel que financier. En tant qu'entrepreneur, vous faites appel aux coachs pour améliorer votre savoir-faire en matière de gestion d'entreprise."