L'approche durable est payante pour les producteurs de café indonésiens (et la nature)

Le défi

Sumatra est ravagée par la déforestation. Chaque jour, un morceau de forêt tropicale de la taille d'un terrain de football disparaît. Les causes : la demande croissante de bois tropical, des plantations d'huile de palme toujours plus grandes et l'absence de pratiques agricoles durables chez les agriculteurs.
Exhorter les agriculteurs à cesser de défricher la forêt tropicale ne fonctionne pas. Pas moins de 45 % de la population tire ses revenus de l'agriculture. En outre, les rendements agricoles sont faibles, de sorte que les agriculteurs continuent d'étendre leurs terres partout où ils le peuvent.

Concilier agriculture et biodiversité

Une approche différente est nécessaire. "C'est pourquoi l'ONG Rikolto s'associe aux producteurs de café locaux depuis 2017", explique Björn Macauter, directeur général d'OVO. "Leurs rendements sont en baisse depuis des années et obtenir un revenu décent là-bas est un combat quotidien. Rikolto a développé des systèmes de paiement pour les services écosystémiques (PSE). Le concept : les agriculteurs apprennent des pratiques agricoles durables qui préservent l'environnement. Ces pratiques augmentent à la fois la productivité et la qualité.

En outre, les agriculteurs sont récompensés pour avoir appliqué ces pratiques durables. "Il ne s'agit pas nécessairement d'argent : des investissements dans les infrastructures locales, le matériel de semis, un prix de vente plus élevé ou un soutien dans le domaine de la gestion sont également possibles. Rikolto met également les entreprises locales de café en contact avec les acheteurs du marché indonésien. Les femmes et les jeunes, sont particulièrement visés par ces entreprises.”

L'impact

Les partenaires gouvernementaux ou les acteurs privés qui bénéficient de la conservation des écosystèmes de la région sont responsables des récompenses. Une coopération étroite avec le gouvernement local est donc cruciale pour un impact et une durabilité à long terme. En effet, les systèmes de PSE prévus doivent être intégrés dans la politique locale.
Cette approche porte déjà ses fruits. "Au début du projet en 2017, 184 agriculteurs étaient impliqués. En 2021, date de la fin du projet, le nombre d’agriculteurs sera passé à 1 400. Parmi eux, 1 sur 3 a moins de 35 ans et près de 1 sur 4 est une femme. En outre, 5 454 membres de la famille des caféiculteurs bénéficieront de ce revenu stable. Pensez à une alimentation suffisante, à un logement décent et à une chance d'éducation."

Un cœur pour l'Indonésie 

Sioen finance le projet par l'intermédiaire d'OVO. "Ce projet s'inscrit dans notre vision", déclare Miek Naessens, CMO chez Sioen. "Faire des affaires avec un impact durable, tant pour l'environnement que pour la société. Et cela sur la base des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies."
"De plus, Sioen a un lien étroit avec l'Indonésie : nous y avons un site de production. Nous y offrons des conditions de travail supérieures à la moyenne, ce qui augmente le niveau de vie général. Non seulement en termes de salaires, mais aussi de santé et de sécurité. En soutenant le projet Rikolto, nous étendons la responsabilité sociale de l'entreprise au-delà de notre site de production."

Cet article a été publié sur csr.sioen.com