L'ambassade met l'Ouganda (et OVO) à l'honneur pour plus d'esprit d'entreprise

Le jeudi 23 juin, l'ambassade d'Ouganda a été consacrée à l'esprit d'entreprise. Plusieurs collaborateurs, coachse et entrepreneurs d'OVO ont partagé leurs expériences. De nouvelles collaborations ont été nouées et les partenariats existants renforcés.

Mirjam Blaak, ambassadrice de l'Ouganda en Belgique, a donné le coup d'envoi de la soirée. Elle a souligné les opportunités en or que l'Ouganda offre aux entrepreneurs et aux investisseurs : une population jeune (50% ont moins de 18 ans), un grand esprit d'entreprise, un climat qui permet trois récoltes par an et de nombreuses terres agricoles disponibles.

"L'Ouganda est le pays le plus entrepreneurial du monde", a-t-elle déclaré. Et avec le meilleur retour sur investissement, elle pourrait même devenir le "grenier de l'Afrique". Bien sûr, il y a aussi des défis. Le nombre d'emplois disponibles étant trop faible, de nombreux jeunes se retrouvent dans le circuit informel. En outre, il existe un grand besoin de compétences en matière de financement et de gestion. Et c'est exactement ce qu'est la mission d'OVO. 
 

OVO est déjà présent 


Le président Luc Bonte et le directeur général Björn Macauter ont expliqué la vision d'OVO : l'entrepreneuriat local est un moteur pour plus d'opportunités. C'est pourquoi OVO sélectionne et guide des entrepreneurs en Afrique. Ils bénéficient d'un accompagnement et de sessions visant à optimiser leur modèle d'entreprise et à le rendre plus durable - et, en fin de compte, à le préparer à l'investissement. 

Grâce à un prêt social adapté, les entrepreneurs peuvent alors permettre à leurs idées commerciales de s'épanouir. Les prêts vont de 5 000 à 50 000 euros et comblent un vide. Les montants demandés par les jeunes entrepreneurs sont trop importants pour la microfinance et trop petits pour les banques commerciales.

Même après avoir reçu leur prêt social, les entreprises africaines continueront à recevoir un soutien approfondi pour le démarrage ou le développement de leur activité. Ils rejoignent aussi automatiquement le club des entrepreneurs d'OVO, où le partage des connaissances et la coopération sont essentiels. 

Du soja à la haute technologie


Hugo Van de Voorde, l'un des plus de 150 volontaires de l'OVO, est venu parler de son expérience en tant que head coach de Soya Solutions Eastern Africa (SSEAL). L'entreprise ougandaise transforme le soja pour l'alimentation et met en place des programmes visant à optimiser la capacité de production des petits agriculteurs. 

Hugo Van de Voorde : "L'opération se déroulait bien, mais l'effet corona a fait cracher le moteur sérieusement. C'est pourquoi nous avons élaboré ensemble un nouveau plan d'affaires. Aujourd'hui, SSEAL est prêt à passer à l'étape suivante. Nous voulons introduire de nouveaux types de soja mieux adaptés au climat, introduire de bonnes pratiques agricoles et surtout les financer. À terme, nous voulons soutenir 20 000 agriculteurs et améliorer leur qualité de vie.
Par la suite, plusieurs entrepreneurs ougandais ont pris la parole. L'un d'entre eux est David Tusubura. Avec un partenaire, il a créé Innovex, une entreprise technologique qui fabrique des produits permettant, entre autres, de contrôler à distance des panneaux solaires.

Partenaires financiers importants


Outre l'accompagnement, le financement est un pilier essentiel pour stimuler l'esprit d'entreprise. Dans ce contexte, Reginald Vossen, PDG de l'organisation Business Angels Network Vlaanderen (BAN), a présenté l'entreprise. 
BAN est une plateforme où les investisseurs peuvent entrer en contact avec de jeunes entrepreneurs à la recherche d'argent. L'organisation compte plus de 200 membres. Reginald Vossen : "Ces 'business angels' ont du savoir-faire, du capital et ils veulent aider les jeunes entrepreneurs. Nous voulons également étendre nos ailes en dehors de la Belgique. Un partenariat étroit avec OVO s'inscrit parfaitement dans cette optique."

Enfin, Jean Van Wetter - directeur d'Enabel, l'agence de développement belge - a signé un protocole d'accord avec OVO. Une première, car Enabel n'a jamais signé un tel accord avec une ONG. 
La signature n'a pas été une surprise. "Nous travaillons déjà avec OVO dans plusieurs pays africains", déclare Jean Van Wetter. "Ce protocole d'accord est donc la conséquence logique d'expériences concrètes sur le terrain." La coopération a ensuite été couronnée par un dîner. Le menu comportait - comment pourrait-il en être autrement - des plats typiquement ougandais.