Avec la nouvelle structure, OVO peut encore accroître son impact en Afrique

Brian Mangeni, responsable de l'organisation partenaire Einstein Rising, est lui-même surpris de la rapidité avec laquelle tout s'est déroulé. "Il y a à peine un an, nous avons fait connaissance avec OVO, car nous avons organisé ensemble la Kampala Impact Day. Ça avait le goût de plus. En automne je me suis rendu en Belgique pour la première fois afin de mieux connaître OVO, ses volontaires et ses ONG partenaires. Quelques mois plus tard, nous avions déjà réussi à mettre en place une organisation locale avec une équipe solide."

Mangeni lui-même coordonne désormais toutes les activités d'OVO en Afrique de l'Est. Pour chaque pays où OVO est présent dans la région, un coordinateur distinct a été nommé. Ce coordinateur est chargé d'organiser la poursuite du déploiement de la structure locale, notamment un OVO Business Club et un OVO Volunteer Club.

"Nous sommes ici pour tout gérer sur le terrain", déclare Mangeni depuis Kampala. L'organisation de SusTech4Africa par exemple, le programme d'accompagnement d'OVO pour investir dans des entreprises de croissance prometteuses. Mangeni et son équipe ont participé à la mise en place de l'événement et à l'élaboration du programme.

"Vous avez besoin de gens sur le terrain", dit-on. "Nous aidons à trouver des entrepreneurs et à les suivre. Les volontaires belges peuvent bien encadrer un projet à distance, mais il reste important que quelqu'un visite régulièrement les entrepreneurs. Si, par exemple, des problèmes surviennent, nous pouvons mettre un dossier d'investissement en attente jusqu'à ce que ces problèmes soient résolus."

La présence sur le terrain est également un atout majeur pour établir et maintenir des partenariats avec les organisations locales, souligne M. Mangeni. "De cette façon, vous pouvez au moins vous rencontrer régulièrement et rester en contact."

OVO Business Club

L'Ouganda sert de modèle à la nouvelle structure organisationnelle en Afrique. Mangeni a aidé à développer le premier OVO Business Club. Elle rassemble tous les entrepreneurs qui ont suivi le programme SusTech4Africa. "Nous suivons avant tout les entreprises qui ont reçu un financement, mais les autres entrepreneurs sont également les bienvenus", explique Mangeni.

Le club est là pour échanger des expériences et des compétences, mais aussi pour mettre en place des collaborations. L'idée est que des pollinisations croisées fructueuses entre différents projets puissent avoir lieu au sein du club. De cette manière, M. Mangeni pense qu'OVO peut accroître son impact encore davantage.

Mangeni - lui-même un entrepreneur expérimenté - reçoit beaucoup de réactions positives sur l'initiative. "Nous sommes en train de mettre en place un programme pour que les entrepreneurs débutants puissent partager entre eux certains services informatiques ou outils de marketing. Nous voulons également être créatifs et ne pas organiser le même type de conférences chaque mois. Par exemple, nous voulons planifier plus de visites d'entreprises intéressantes."

OVO Volunteer Club

En plus du Business Club, l'Ouganda a maintenant un OVO Volunteer Club. Il rassemble des entrepreneurs ougandais expérimentés ou des expatriés qui souhaitent se porter volontaires pour aider les entreprises en croissance. "Le profil idéal est celui d'une personne qui fait des affaires en Ouganda depuis au moins dix ans. C'est le temps qu'il faut ici pour acquérir la bonne expérience. Je peux parler pour moi-même", dit Mangeni en riant.

Les volontaires ougandais superviseront et encadreront les projets avec leurs collègues belges. Mangeni : "Ce que nous avons remarqué, c'est que les contacts entre les entrepreneurs d'ici et d'Europe manquent parfois d'une certaine compréhension du contexte. En faisant également appel à des volontaires locaux, nous disposons d'équipes présentant un mélange idéal d'expérience européenne et locale et pouvons offrir aux participants une expérience plus riche."

Selon M. Mangeni, le OVO Business Club est unique dans la région. Même si le Rwanda en aura bientôt un aussi. Les volontaires se réunissent une fois par mois pour partager leurs expériences, discuter des cas et faire des suggestions d'amélioration. "Lors de notre dernière réunion, nous avons également reçu un professeur renommé de l'université de Kampala qui est venu nous parler de la différence entre le coaching et le mentorat. Nous voulons apprendre à nos volontaires à mieux connaître leur rôle. Ils doivent être des coachs, pas des mentors. Ils ne doivent pas prendre en charge toutes les tâches des entrepreneurs qu'ils encadrent."

Poursuite du déploiement de la structure

L'objectif de Mangeni est de trouver un volontaire local pour chaque membre du Business Club. Et il veut déployer la nouvelle structure OVO dans les nouveaux pays partenaires d'Afrique de l'Est et aider son collègue d'Afrique de l'Ouest à faire de même. "De nombreuses organisations fonctionnent encore à l'ancienne. Ils envoient des fonds à un projet, mais n'ont en fait aucune idée de ce qu'il en advient. OVO prouve qu'il est possible de constituer des équipes locales solides."

Pour Mangeni, OVO est également un modèle par sa coopération avec d'autres partenaires. Par exemple, il continue lui-même à diriger Einstein Rising, une organisation qui aide les jeunes ayant l'ambition de devenir entrepreneurs à faire leurs premiers pas. " Les entrepreneurs que nous formons, nous les préparons à une trajectoire chez OVO. Nous envoyons nos meilleurs candidats. Ensemble, nous construisons un pipeline de projets et nous nous renforçons mutuellement."